Corporation Bossanova 

L'histoire de la Corporation Bossanova débute en 1977 suite au décès de monsieur Roland Boissonneault qui était propriétaire de la salle Bossanova.

Depuis quelques années, des Organismes sans but lucratif (OSBL) de St-Émile, comme le Comité paroissial des Chevaliers de Colomb et le Festival d'hiver y organisaient de nombreuses activités. Cette salle répondait à un besoin de la communauté émiloise et il y avait, à ce moment-là, une possibilité qu'elle soit vendue à un particulier pour l'ouverture d'un commerce.

Le Comité des Chevaliers de Colomb était alors présidé par monsieur Ghislain Therrien et à chacune de ses assemblées, tenues au sous-sol de l'église, la même question revenait : "Que ferons-nous si la salle est vendue ?". Plusieurs hypothèses étaient envisagées mais les plus sérieuses menaient à la même conclusion : les Chevaliers de Colomb avaient besoin d'un local. L'achat de la maison située à l'intersection des rues Giroux et des Érables ou de la salle Bossanova représentaient les deux alternatives envisagées.

De nombreuses discussions, les amenèrent à constater que les inconvénients reliés à l'achat de la maison était trop nombreux pour que le projet se réalise. Il fut donc résolu de former une corporation pour engager des négociations avec madame Boissonneault.

La Corporation fut fondée le 16 septembre 1977. Son président fondateur, monsieur Roger Barbeau, devait faire les démarches nécessaires pour répondre à toutes les questions qui étaient posées lors des réunions.

Négocier à partir de quoi ? La nouvelle corporation n'avait pas l'argent nécessaire pour acquérir l'immeuble de la famille Boissonneault.

La première rencontre avec la famille Boissonneault a servi à clarifier les informations des Chevaliers de Colomb qui étaient souvent basées sur des oui-dire. Madame Boissonneault a confirmé qu'elle était intéressée à vendre la salle, considérant que seule, elle ne pouvait continuer à l'opérer et qu'après 15 ans, elle était fatiguée.

Le prix demandé était de 85 000,00$. Madame exigeait le paiement comptant car elle ne voulait pas avoir de surprise après quelques années si l'acheteur ne pouvait rencontrer ses obligations. Elle ne voulait pas être obligée, par exemple, de reprendre l'immeuble et de l'opérer à nouveau. 85 000,00$ était donc le montant à financer.

Pendant que cheminaient la négociation et la recherche de moyens de financement, monsieur Roger Barbeau informait le Comité et son président de ses démarches et de leurs résultats. Il bénéficiait de la confiance des membres. Il envisagea avec monsieur René Lafond de vendre des parts à des particuliers avec promesse de remboursement sans intérêt dans les années à venir. Cependant, ils réalisèrent rapidement que les gens avaient peur de se lancer dans cette aventure. Le montant d'argent que la Corporation devait investir était important et la durée était indéterminée.

Monsieur Roger Barbeau s'est tourné vers la Caisse Populaire de St-Émile pour éventuellement y emprunter l'argent nécessaire à l'achat de la salle. La Caisse n'avait pas la liquidité pour permettre la transaction. Pourtant, la transaction pourrait être réalisée si madame Boissonneault acceptait d'y placer l'argent de la vente à un taux inférieur à celui qu'elle pourrait avoir ailleurs. À cette condition, seulement des signatures de documents permettraient à la Corporation de faire l'acquisition de l'immeuble en question. Il restait une dernière difficulté : la Caisse ne voulait pas financer à 100% le coût d'achat de la bâtisse.

Lors d'une réunion du Comité des Chevaliers de Colomb, le président de la Corporation leur demanda s'ils étaient prêts à utiliser les quelques milliers de dollars du Comité pour permettre l'achat de la salle Bossanova. Désirant continuer leurs activités au niveau de la communauté, c'est par l'affirmatif qu'ils répondirent.

À la rencontre suivante avec madame Boissonneault, le président de la Corporation lui proposa 75 000,00$ comptant. Comme elle lui a répliqué que d'autres étaient prêts à lui donner 85 000,00$, monsieur Roger Barbeau lui a répondu de la leur vendre car il venait de lui offrir le montant maximum que la Corporation pouvait payer. "Ils veulent l'avoir mais ils n'ont pas l'argent pour la payer" a répondu madame Boissonneault. Monsieur Barbeau lui a alors suggéré d'accepter son offre. Toutefois, pour compléter la transaction, il fallait de plus faire accepter à madame Boissonneault, de placer ce montant d'argent à la Caisse Populaire de St-Émile à un taux moindre qu'ailleurs. Cette dernière fut surprise par cette nouvelle condition mais la Corporation n'avait pas les moyens de procéder différemment. Après quelques jours de réflexion, elle accepta cette seule façon de transiger que pouvait se permettre la Corporation.

La recherche des titres de propriété commença et, à la grande surprise des Chevaliers, l'arpenteur les informa qu'une partie du terrain, en bordure du boulevard Lapierre, n'était pas enregistré au bureau d'enregistrement. Pour cette raison, il a fallu que des avis soient publiés dans les journaux afin de s'assurer que personne ne puisse réclamer cette portion de terrain.

Pendant que la procédure de vérification des titres suivait son cours, la Corporation procédait à l'achat en retenant 5 000,00$ sur le 65 000,00$ à payer. Ce 5 000,00$ servirait éventuellement à acheter le terrain en bordure du boulevard Lapierre si un autre propriétaire se présentait avec les titres. Pour compléter le montant de l'achat, le Comité paroissial des Chevaliers de Colomb avait versé une subvention de 10 000,00$ à la Corporation pour fermer l'acte d'achat. Ce montant retenu ne portait aucun taux d'intérêt et serait versé sur réception de l'avis informant que le terrain appartenaient à madame Boissonneault.

Voici de quelle façon le paiement a été effectué:

16 septembre 1977  5 000,00$
8 décembre 1977 60 000,00$
28 janvier 1978 5 000,00$
21 février 1978 5 000,00$
Grand total du prix d'achat 75 000,00$

La première chose qui fut faite après la signature des documents officiels, a été de contacter tous les clients qui avaient signé des contrats avec l'ancien propriétaire pour les aviser que nous étions les nouveaux propriétaires et que nous étions dans l'obligation de leur annoncer une augmentation du prix des repas de 0.25$ du couvert (de 3.25$ à 3.50$ ).

La première location, réalisée par le nouveau propriétaire, fut faite à Auclair & Martineau Inc. pour le party des fêtes de leurs employés, samedi le 10 décembre 1977.

Par la suite, plusieurs rénovations furent réalisées pour donner à la salle Bossanova son aspect d'aujourd'hui.

Dès les premières années, les administrateurs de la Corporation constatèrent des besoins grandissants d'espaces de stationnement. Ils mandatèrent leur président pour négocier avec monsieur Alexandre Lafond l'achat du terrain qui borne, à l'est, celui où est érigée la salle Bossanova. En 1980, la transaction est complétée au coût de 18 000,00$ et payée avec les profits du festival de l'année et l'aide du Comité.


La scène en 1968

Les premières transformations importantes furent les changements apportés à la scène et à la cuisine. En effet, la scène qui était enfoncée dans la cuisine a été réduite pour permettre l'agrandissement de celle-ci.

En 1983, un vestiaire a été construit. Cet ajout permettait de rendre plus fonctionnels la cuisine et le bar. Tous ces travaux ont été effectués bénévolement par les Chevaliers.

En 1984, suite à une visite du ministre fédéral des finances, monsieur Pierre Bussières, des réaménagements majeurs ont été entrepris: de nouvelles salles de bain, le salon et le bar Le Chevalier. Par la même occasion, le préfini des murs de la grande salle a été remplacé par des panneaux de gypse. Deux marquises ont été ajoutées, une du côté de la scène et l'autre au- dessus de l'entrée principale.

Un peu plus tard, c'est l'entrée d'eau qui a dû être remplacée. Le tuyau principal ne suffisait plus à la demande. Un système de climatisation a aussi été ajouté au printemps de 1993 pour le mieux- être des clients.

En 2000, monsieur Jocelyn Pleau a commencé l'installation d'un système de contrôle du chauffage, de la climatisation et de l'éclairage qui permet d'économiser des milliers de dollars en frais d'énergie et réduit aussi l'usure de chacun de ces systèmes. Cette installation qui a été réalisée bénévolement par monsieur Pleau a aussi permis d'améliorer le confort de la salle. C'est aussi durant cette même année qu'un groupe de Chevaliers a pris en charge l'entretien bénévole de la propriété.

Toujours en 2000, la Corporation a reçu gratuitement un ordinateur en tant qu'Organisme sans but lucratif. Cette information avait été communiqué par monsieur Marc Cloutier.

En 2001, la Corporation a procédé à l'agrandissement de la salle. Ce nouvel espace situé près de la cuisine a permis l'aménagement d'un entrepôt et d'un bureau pour le Comité et la Corporation. Un ordinateur utilisé seulement pour l'administration et la comptabilité a également été acquis. De plus, la ville de St-Émile a fait don d'un coffre-fort à la Corporation.


1969


2005

 

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Germaine Lafond, Pauline Pageau, Rachel Boissonneault, Marie Côté,
Thérèse Pageau, Lisette Verret, Rita Villeneuve

En 2003, au moment de faire imprimer de nouvelles factures, suite à une proposition de monsieur Roger Barbeau, il a été convenu d'acheter un nouvel ordinateur et de le placer dans le bar pour l'utiliser pour la facturation. Un photocopieur et un scanner ont complété les équipements de la Corporation.

Durant l'année 2004, la salle de réunion, la "Salle-Roger-Barbeau" a été meublée grâce à un don au moment de la fermeture de la permanence des Services administratifs Chaubec. Monsieur Roger barbeau qui était le président a fait le don de deux tables, 15 chaises et du support qui sert de vestiaire.


Mise à jour: 2010-06-03 22:26:51